 | | A travers les vitres de la voiture (vieille histoire débouto |  | Cup le 11-05-2008 20:27 | répondre | Avant de reproduire ce témoignage demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
A travers les vitres de la voiture, les yeux rivés vers le dehors, la nature me fascine.
J’ai des envies d’évasion, envie de me perdre dans cette forêt, celle qui surplombe la colline. Envie de me noyer dans l’eau profonde de cet étant, foncée par les hêtres qui l’entoure. Mais bientôt, l’odeur piquante de cigarette me tire de ce rêve incroyable, un de celui que je fais souvent… « Qu’est-ce tu fais la tête collée à la vitre ?! Ca te donne un air d’abrutie, arrête ça ! » Ma belle-mère hait particulièrement la moindre chose qui me plaît ; c’est son tic. Chaque fois que je passe un moment avec elle (je fais en sorte que ce soit le plus rare possible), je vois combien elle manque de tact vis-à-vis des autres.
Mais peut-être est-il préférable de débuter par le début, non ?
Mes parents ont choisis de délier leurs vies le jour où j’ai atteint mes dix ans. Depuis je vis chez mon père dans un petit appartement aigrit de Paris. Peu après avoir emménagé chez lui, j’ai bien vu que je n’y aurais jamais ma place. Je me souviens de cette première soirée passée là-bas, un souvenir impérissable, de ceux qui ne vous quittent plus. Une femme avait crié un « à table !! » qui retentissait jusque dans la lingerie, là où on m’avait installée. Je ne me sentais pas concernée, ça n’était pas ma mère après tout.
Ils ne me voyaient pas arriver, mon père s’est énervé. J’ai entendu mon prénom puis un long sifflet. Je me suis levée et j’ai avancé dans le couloir sombre qui mène à la salle à manger.
J’avais du mal à aligner pas sur pas et ma tête me tournait. Arrivée dans le living, je les vis tous attablés. Tous aussi blonds les uns que les autres, tous aussi propres et bien soignés, tous aussi faux. Ils s’efforçaient apparemment de sourire mais cette chose qui leur barrait le visage, ça n’avait rien d’un sourire. Ils me répugnaient, je ressentais le profond désir de me transformer en lièvre, comme par magie, et de détaler le plus loin possible.
« Bonsoir Violaine, je te présente tes nouveaux frères et sœurs ; Corentin, Pauline et Amélie. Dites-lui bonjour les enfants.
- Bonjour Violaine.
- C’est Violette chérie, pas Violaine ; rétorqua mon père.
- Ah oui c’est vrai. J’avoue avoir du mal à le retenir ce prénom, c’est tellement original. Mais je m’y ferait ne t’inquiète pas pour ça Violaine. C’est d’accord ?
C’était si évident qu’elle le faisait exprès qu’ils commencèrent à pouffer de rire comme deux imbéciles.
- Papa ; demandais-je.
- Oui, dis-moi ?
- Laisses-moi m’en aller.
- Hein ? Il ne me prenait pas au sérieux, il souriait toujours.
- Je veux rentrer maintenant.
- Mais,… rentrer ? Ses lèvres souriaient encore mais l’entrain n’y était plus.
- Rentrer ; répétais-je sur le même ton décidé.
Personne n’ouvra la bouche. Les enfants gardaient la tête baissée, comme s’ils entretenaient une discussion avec leur assiette de petits pois… Et mon père avec son verre de champomy. J’en avais marre. Je restais debout au milieu de la salle, comme une imbécile attendant une réponse qui n’arrivera jamais.
- « Rentrer » est un verbe du premier groupe qui signale une envie de partir, de revenir sur ses pas, de ne pas rester dans le lieu où l’on se trouve plus longtemps ! Vous devez bien avoir un dico dans votre maison de coincés, cherchez donc par vos propres moyens et autorisez-moi à m’en aller ! dis-je sur un ton agacé.
Mon paternel se leva et me gifla.
Il croit que ça me fait encore de l’effet ?
Pendant que je me frottais la joue d’un geste mécanique je m’aperçu que tous leurs regards (ceux des enfants) étaient posés sur moi.
Mon père ne laissa pas s’installer le silence :
- Vous en faites pas, Violette a toujours eu un caractère explosif. Pas étonnant pour quelqu’un né en Auvergne, pas vrai ? Il affichait un faible sourire gêné.
Il ne souriait pourtant jamais à la maison ; ce serait cette guenon et ses petits gorillons qui le rendent heureux ? Un rictus de dégoût et de haine se dessina sur mon visage.
Ils me dévisageaient comme s’ils n’avaient jamais rien vu de pareil. Une gamine de dix ans qui gueule, ils ont pas été habitués à ça les petits « bourges » de madame pot de peinture.
- Violette assis toi près de Pauline et tais-toi. Il n’avait rien comprit. Comme toujours il ne comprenait rien.
- Tu n’as pas entendu ?! Je veux rentrer. Vous ne vous imaginiez tout de même pas que je resterais vivre ici, avec vous ? On n’a rien en commun vous et moi, on s’entendra jamais !
- On en reparlera, assis toi maintenant ; répéta-t-il. Il n’a jamais essayé de nous comprendre toutes les deux.
Et elle prit la parole…
- On fera des efforts tous ensemble d’accord Violaine ? On ne te laissera plus toute seule. Je serai une gentille maman, ne t’inquiètes plus pour tout ça. Je serai toujours…
- Mais fermes ta bouche ! Avais-je crié. Jusque là j’étais restée calme, personne n’avait été irrespectueux et puis, quand c’est moi qu’on critique, je m’en fiche pas mal. Mais cette guenon avait jugé ma mère. Elle avait sous-entendu que ma mère me délaissait. En seulement dix minutes, elle avait définitivement pourri nos liens. On pourrait bien dire de moi que j’avais des œillères, que je critiquais trop vite les gens, mais je n’ai jamais regretté ces pensées, même pas aujourd’hui.
Il était toujours debout, la main droite tendue vers l’arrière, près à attaquer. Mais l’autre bonne femme se leva brusquement et me colla deux baffes. Ils avaient détourné les yeux… sauf une. Une petite blonde me fixait d’un air triste ; c’en était presque affligeant.
J’allais me rebiffer, hausser la voix et crier un truc dans le genre : « Ne me touchez pas ! » ou « une mère ne frappe pas ses enfants, inculte ! » mais une petite main me fis signe de m’asseoir. J’avais pitié d’elle, cette tête blonde n’avait pas d’autres choix que de laisser sa mère s’exciter. La débilité n’est pas héréditaire ; m’étais-je dis à cet instant. Je crois que ça m’avait rassuré, puisque je me suis assise près d’elle. Elle avait esquissé un sourire, mais personne ne s’en était aperçu.
- Merci… avait-elle soufflé ».
Et on avait dîné.
Je me suis forcée à manger les petits pois mais mon ventre était déjà plein. C’est comme ça, quand quelque chose me contrarie mon estomac se bloque et je ne peux rien avaler. La nourriture me débecte. Je me souviens d’une fois où ma mère avait préparé une tarte aux myrtilles, mon dessert favori ! Avant de se mettre à table mon père m’avait réclamé mon bulletin. On venait de finir le 1er trimestre scolaire et ce début d’année m’avait donné beaucoup de mal. Je rentrais au CP et à cause de problèmes d’intégration je m’étais renfermée dans une espèce de « monde parallèle ». Mes notes n’étaient pas franchement excellentes. Lui aussi devait être de cet avis puisqu’il m’avait tiré l’oreille si fort que la douleur m’empêchait d’entendre ses cris. J’ai été privée de dessert et j’ai filé dans ma chambre, gonflée de rancœur. Le repas terminé, il s’est affalé dans le canapé devant un feuilleton policier. Ma mère en a profité pour m’amener un morceau de tarte. Elle a doucement toqué à la porte et a entrouvert.
- Je peux ? a-t-elle murmuré.
- Si tu veux ; avais-je dû répliquer maussadement.
Elle s’était approchée et m’avait tendu l’assiette, un léger sourire sur les lèvres.
- Excuses ton père, il a encore eu une dure journée… Je sais que tu es forte ma chérie, et que tu ne laisseras jamais personne te marcher sur les pieds. Tu ne me ressembles pas… je suis fière de toi, tellement fière.
Il y avait eu un court silence, le temps qu’elle fixe ses yeux dans les miens et puis elle avait soufflé une de ces phrases qui me manque le plus :
- Un morceau de tarte à la titille ?
J’avais détourné les yeux ; je n’en voulais plus.
Elle avait sourit et s’était assise sur le rebord du lit.
- Tu me fais une petite place ?
- Bah, t’es déjà assise tout de façon…
Les volets à moitié fermés laissaient les derniers rayons s’infiltrer et étinceler son visage. Et puis ses bouclettes cuivrées m’avaient caressé l’épaule.
- Pardonnes moi ; avait-elle murmuré.
Je me dresse en sueur sur mon lit. Il fait nuit et je n’entends que le battement accéléré de cette chose dans ma poitrine. Je ne suis pas chez moi. Je ne sais pas ce que je fais là. Je ne veux pas rester dans ce lit, ce n’est pas le mien. Je veux rentrer. Je soulève la couette et m’assois au bord du lit.
- Tu dors pas ?
Je relève la tête, deux yeux bleus me regardent. Le même regard doux que maman… cette pensée m’avait traversé l’esprit.
- Nan j’arrive pas, et toi Pauline, le marchand de sable t’a oublié ?
- J’ai perdu mon doudou.
- Et alors ? Avais-je dis.
- Il me manque.
Cette gamine avait à peine six ans mais ses mots me touchaient bien plus que tous ceux qu’on avait pu me dire suite au décès de ma mère. Je sentais des larmes me monter aux yeux, j’aurais pu éclater en sanglots si je ne m’étais pas fortement mordu la lèvre. A moi aussi, quelqu’un manque terriblement.
- Peu importe l’endroit où il est, ton doudou pense à toi. Dors maintenant.
Je lui avais tourné le dos et je ne lui répondais plus quand elle me demandait si je dormais.
J’avais bien assez de mal à pleurer en silence.
Je n’avais que dix ans mais je me sentais forte. Les filles de l’école m’énervaient toutes. Elles jouaient à la poupée ou à la maîtresse et moi tout ça, ça me passait au-dessus. J’avais bien essayé de faire le « Ken » dans leur petite magouille. Un homme gentil et pas méchant à ce qu’elles disaient. J’avais beau leur dire que « gentil » et « pas méchant », c’était pareil, elles tenaient à faire une différence. J’devais me dire que ça m’aurait plu un papa comme ça. Alors tenir ce rôle, pourquoi pas ? Mais ça m’a vite mise en boule ça aussi. Si je disais autre chose que « je t’aime Barbie » et « tu es la plus belle femme du monde », elles étaient pas contentes. J’ai lâché la poupée et je me suis proposée comme joueur remplaçant dans l’équipe de football. Je dois avouer que ça ne m’amusait pas beaucoup plus mais je me défoulais et ça faisait du bien.
A la sonnerie, tous les enfants sortaient en trombe de la classe. Moi je me traînais jusqu’au banc dans la cour et j’attendais…
C’était madame je sais tout qui venait me chercher. Mais le temps qu’elle fasse ses courses et tout le tralala, j’avais à chaque fois une bonne heure devant moi avant qu’elle ne se pointe. Elle arrivait par le petit portail de la maternelle en tenant Pauline par la main. Vous auriez vu sa tenue… plus sexy et plus rose tu meurs. Elle me dégoûtait et je devais apprendre à vivre avec elle. L’habitude s’était prise assez rapidement. Je me levais avant elle pour déjeuner et pendant qu’elle et mon père déjeunaient, je prenais ma douche. Aucune chance de les croiser.
Il nous conduisait tous les quatre à l’école et continuait sa route jusqu’à l’hôpital Charles-Henri pour y déposer sa chérie. Aussi incroyable que cela puisse paraître elle y travaillait en tant qu’infirmière « renommée » ! N’importe quoi, renommée mon *** ouai. Les médecins vous le diront aussi bien que moi : rien dans la tête mais une jolie paire de fesses. Voilà pourquoi on parlait si bien d’elle. Les hommes sont tous des cons.
C’était une idée fixe, j’étais persuadée qu’un être supérieur avait puni tous les hommes en leur retirant leur cerveau (pour les femmes trop maquillées, même régime).
Je m’étais levée du banc et je marchais le long de la haie en direction du parking. Je portais le col roulé noir de ma mère et sans savoir comment, je l’ai coincé dans la poignée du portail.
Je n’accordais pas d’importance aux vêtements, pour n’importe lequel je me serais dis qu’il était impossible de le retirer sans le déchirer. Mais celui-là, je le voulais intact.
Je ne voyais pas bien, il s’était accroché dans mon dos. Je maudissais l’être supérieur de ne pas nous avoir doté d’une rotation de la tête de 180° ; j’insultais la poignée, la menaçait.
« Si tu ne libères pas mon pull je reviens et j’te dévisse alors fait pas la maligne ».
Elle aurait pu faire genre qu’elle avait peur au moins… mais non elle ne faisait aucune exception. Toutes les filles dont les parents étaient séparés et qui vivaient chez leur père avait leur vêtement qui s’accrochait dans la poignée. Je voyais les choses comme ça : ceux qui n’étaient pas dans la « norme » étaient punis.
Je tapais du pied dans le bas du portail en espérant qu’il lâcherait prise. Je traficotais mon pull, les mains dans le dos et la bouche serrée, mais rien à faire. Je n'avais aucune envie de me poser le cervelas et de réfléchir. Je voulais atteindre le parking avant que la blondasse ne se ramène. Manquerait plus qu’elle me voit agrippé comme ça… Je m’étais juré de ne jamais me trouver dans une situation d’ « infériorité » quelconque avec elle. Ou pire, qu’elle ai l’honneur de se foutre de moi.
- Pourquoi tu me fais ça la poignée, je t’ai jamais mal parlé moi. J’ai jamais dis que t’étais rouillée et qu’il serait temps de te remplacer. Laisses-moi tranquille…
- Et tu crois que ça va l’émouvoir ?
Une voix inconnue avait transpercé l’air.
- Hein ?! avais-je balbutié. Mais… ?!
Il m’avait fais peur ce crétin.
- Tournes toi je vais te libérer de l’emprise de la poignée maléfique.
Il se marrait en disant ça.
- J’te permets pas !
- De quoi donc ? De te sauver ?
- Mais oui bien sûr et toi t’as trop lu de comptes pour enfants. J’ai pas besoin de ton aide, fous-moi la paix.
Il n’a rien dit et a tourné la tête. Mon pull était libre.
Je venais de lui répondre sèchement, normal qu’il n’ai plus goût à blaguer.
- Je pense que le sourire te vas bien ; essayes quand t’as le temps. Salut.
Et il avait filé.
Je me suis assise par terre, les jambes recroquevillées sur ma poitrine, le regard dans le vide, les yeux mouillés. Un jour je l’avais dis : « Mon corps n’est que douleur ». J’ai de suite regretté car les autres en avaient rit. Personne ne m’a comprise. Quand je pleure, on préfère ignorer que d’en demander la cause. Quand je souris, on se tait. Quand je parle, on regarde ailleurs. Quand je… quand je suis morte de peur on ne vient pas me consoler.
Et tout ça avant que ma mère ne décède, et même avant que je ne vienne au monde peut-être.
Pourquoi j’ai tant de mal à me mêler aux autres moi ! En même temps j’apprécie être seule mais se parler à soit même, c’est lassant… J’ai l’impression de passer inaperçue, d’avoir ancré « invisible » sur mon front et ça fait mal. Quand les filles créent des groupes et que je suis la seule à ne pas avoir été appelée ou lorsqu’elles s’invitent et qu’elles chuchotent pour ne pas que j’entende l’information : j’ai une folle envie d’être dans les bras de maman, qu’elle me sert fort. Et peu importe qu’elle m’étouffe.
J’avais une année de retard. Je suis arrivée au collège alors que j’avais déjà douze ans. En calculant on pouvait savoir depuis combien de temps j’étais chez eux ; deux ans. Le premier soir, dès la fin du repas, je lui avais demandé avec détermination : « Quand tu me laisseras partir ? » Il m’avait regardé un instant, avait rit et m’avait assuré que dans une dizaine d’années j’irai où bon me semblait. Il y a deux ans je trouvais ça affreusement lointain, et aujourd’hui, c’est presque pire. Je ne vis plus. Les seules relations humaines, c’est avec Pauline que je les entretiens, et encore. J’avais l’impression qu’on était un peu pareil toutes les deux ; des incomprises ignorées… Mais ces derniers temps, elle me barbe. Avant je lui apprenais quelques trucs, aujourd’hui c’est elle qui me fait la morale quand je mets deux sucres au lieu d’un dans mon thé. Sans compter son style vestimentaire qui vari au grand plaisir de Madame popotin.
Je vous assure que j’ai toujours essayé d’aller vers les autres. Malgré tout, je sentais que je le faisais mal et que tout n’était qu’éphémère. Ce que je construisais, quelqu’un le démolissait à chaque fois, inévitablement. Et moi j’étais sous les décombres, écrasée par le poids de mes efforts qui avaient cessé de persévérer en vain. A force, j’ai perdu le goût à m’extérioriser, à parler de tout et de rien à mon voisin. Plus l’envie, plus la force. Le seul véritable point positif que j’y trouve c’est que j’écoute davantage en cours. Mais c’est toujours pas suffisant. Quand le bulletin arrive un de ces matins de vacances, il a toujours une douce parole à mon attention : « Tes profs disent tous la même chose, tu es attentive en classe mais niveau participation, zéro ! Faut te bouster Violette, si c’est la pension que tu cherches continues comme ça et tu vas être servie ! » Crétin. Dans six ans je l’insulterais à pleins poumons et je décamperais.
Toujours ce besoin de m’humilier, de me rabaisser à plus bas que je n’étais. Il aurait inventé n’importe quoi pour que je garde le nez dans la merde et que je ne puisse pas me relever.
Des années, des années, j’ai cru avec douleur que tout ça, je le méritais. Qu’il n’inventait rien, qu’il ne devait pas avoir complètement tord. Il paraissait tellement sûr de lui. Si j’étais une « pauvre fille » à ses yeux, je l’étais à ceux de tous. Ca me bouffait, mais il fallait que je montre physiquement que tout allait. Je faisais tout pour ça.
Je retenais les larmes amères qui s’amoncelaient dans ma gorge. Je devais absolument attendre qu’il ait terminé de me dire toutes ces choses qui me faisaient pleurer avant de tout lâcher. Et une fois le dos tourné, je les laissais couler, en bloquant ma respiration pour ne faire aucun bruit. Je montais les marches, fermais délicatement la porte de la lingerie et me vautrais sur le clic-clac. Je pouvais enfin pleurer, c’était permis. Et ça me faisais un bien fou.
|
Avant de reproduire ce témoignage demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
 | | A travers les vitres de la voiture (vieille histoire débouto |  | desesperance le 23-05-2008 00:11 | répondre | Avant de reproduire ce témoignage demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
je suis là....
affectueux bisous |
Avant de reproduire ce témoignage demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
Avant de reproduire ce témoignage demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
Toujours ce besoin de m’humilier, de me rabaisser à plus bas que je n’étais. Il aurait inventé n’importe quoi pour que je garde le nez dans la merde et que je ne puisse pas me relever.
Pourquoi faisait il ça? Qu'est ce qu'il voulait cacher à travers toi? Pourquoi tu n'aimais le rose, les robes, tout ce qui se rapporte à la féminité? |
Avant de reproduire ce témoignage demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
|