| | Avant de reproduire ce poème demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit... N'aie pas peur d'avouer que tu m'as abusé.
Tu as détruit en moi la confiance en tout,
Mais tu n'as pas reussi à détruire ma volonté de me guérir du passé.
Si je t'ai entrainé dans l'histoire de la justice,
Ce n'est pas pour te détruire, mais te reconstruire.
Te rends-tu comptes de la chance d'etre pardonnée ?
Te rends tu comptes que tu pourras toujours avouer,
regretter, et apprendre à être père avec moi ?
Te rends tu comptes que cette chance, elle restera
Jusqu'au derbier souffle de ta vie.
Ta vieillesse ne doit pas etre un obstacle au pardon.
Ma haine envers toi quand j'étais ado ne doit pas être un osbtacle.
Ta peur du qu'en dira-t-on des autres ne doit pas t'empêcher de reconnaitre le mal.
Tu as été un salaud, oui, on ne le nie pas.
Mais moi, je n'oublie pas que tu es avant tout un homme.
Un homme fait de faiblesse, de fragilité.
Sois certain, Père, que jamais je ne te considererais
Comme un monstre, qui n'est même pas un homme.
Tu l'as été. Je ne veux pas te juger sur tes faits.
Tes gestes ne sont pas toi.
Mais seulement...Pour pouvoir te pardonner,
Sois courageux, dis à la justice, dis à la famille,
Que tu reconnais tout le mal que tu m'as fait,
Que tu regrèttes amèrement ce dégat qui s'est propagé, Comme une pourriture à toute la famille,
Et à tous les gens que je cotoie dans ma vie.
Seulement, mais après cela, seulement, je pourrais te
Pardonner, et faire moi aussi l'effort, d'etre ta fille.
Et toi, d'etre mon père. Même s'il ne te reste plus que peu d'années de ta vie.
Sois courageux, avoue pour toi ! pour moi ! pour tout !
Si tu refuses d'etre courageux, tu perds tout,
Et moi, je m'ensortirai néanmoins, je l'espère,
Mais encore plus difficilement.
Et la famille, encore moins, car elle ignore volontairement ou non, la claire vérité.
Par ton déni, le ravage continuera dans de nouvelles générations, et tu le sais.
Moi, je ne pourrai plus rien, sinon, pour moi seule,
Et pour ma nouvelle et future famille.
Pour mes nièces, je ne pourrais plus rien.
Réfléchis y, tant que tu es vivant, Papa.
Avoues la vérité, et je te pardonnerai !
Je te le promets,
Je signe ce serment dans mon coeur, dans mon âme.
Tu as été un salaud, mais tu restes d'abord un homme.
Un homme fait de fragilité humaine.
Tu n'es pas le seul.
On l'est tout, n'oublie pas !
N'oublie pas ! N'oublie jamais !
Que ta vanité ne t'aveugle plus. Avant de reproduire ce poème demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
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