| | Avant de reproduire ce poème demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit... Dans nombre de familles ayant vécu des expériences socialement réprouvées - alcoolisme, suicide, maladie mentale, mauvais traitements des enfant - il y a un accord tacite sur la nécessité de tenir les faits sous le boisseau, voire de ne jamais les évoquer, même en privé. Dès lors toutefois que l'un des membres de la famille brise cette loi du silence, osant révéler le secret si bien caché et si longtemps dénié, il court le risque de s'entendre qualifier de fou impitoyable et destructeur par les autres.
J'ai maintes fois rencontré cette variante de la pathologisation pendant les années où je me spécialisais dans la thérapie pour adultes victimes, dans leur enfance, de mauvais traitements ou de rapports incestueux. Au fur et à mesure que ces personnes avançaient sur le chemin de l'équilibre psychique, elles éprouvaient de plus en plus l'envie et le besoin de parler de leur expérience, mais leur famille faisait tout son possible pour les en empêcher.
De toute évidence, plus une famille a connu de troubles de ce genre, plus elle redouble d'efforts pour retenir ceux de ses membres qui retrouvent une vie plus saine. Dans bien des cas, d'ailleurs, ce chantage porte ses fruits. Des menaces d'abandon, d'exil, de punition, de représailles ou de mépris irrévocable peuvent ébranler la détermination de celui dont les tentatives de guérison ne lui ont attiré que des reproches culpabilisants.
Tout comme la mauvaise foi, la pathologisation vous plonge dans le doute quant à vos souvenirs, votre jugement, votre intelligence et votre intégrité. Mais, dans ce cas, l'enjeu est encore plus considérable : la pathologisation vous amène même à vous poser des questions sur votre santé mentale.
Avant de reproduire ce poème demandez en l'autorisation à l'association sos inceste pour revivre : assosos-inceste-pour-revivre.org et notifiez en l'origine. C'est une marque de respect envers ceux et celles qui l'ont écrit...
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